http://www.muzzart.fr/lezine/chronik/object-untitled-ep.html

Quand j'ai vu ce descriptif sur le Myspace du groupe, j'avoue avoir été quelque peu interpellé, attiré par l'excellence des influences, et ce d'autant plus que s'y trouvent mes groupes phares français des 90's, de même que les légendaires JOY DIVISION et les deux frangins italiens pleins de classe et leur complice japonaise, et mes Jeunes Dieux suisses.

Alors j'ai eu la chance de les voir à Amiens, dans un petit bar, et bien m'en a pris. La prestation de ce trio parisien, que je situerais entre Orchestre Rouge, Taxi Girl et Marquis de Sade, m'a convaincu et m'a poussé à entrer en contact avec lui pour écrire quelques lignes à son sujet.

C'est ainsi que je me retrouve avec ce cd à chroniquer aujourd'hui, et je dois le dire sans tarder, les cinq titres présentés ici sont aussi bons que la set-list jouée ce soir-là.

A la croisée des influences citées plus haut, OBJECT joue une cold-wave d'où surgissent par moments les guitares du early KILLING JOKE (par exemple l'excellent « Même endroit, même temps »). L'énergie, la conviction mise dans l'exécution de ses chansons donne au groupe des intonations post-punk et s'il est vrai que la tendance générale est, je dirai, assez « Curtisienne », le choix du chant en Français, audacieux, réussi et à saluer, et la quête d'un son personnel honorent grandement les trois complices. On sent qu'OBJECT, respectueux de ses influences, se les accapare, les « mixe » au profit de l'élaboration d'un univers destiné tôt ou tard à devenir le sien.

Et c'est plutôt en bonne voie lorsqu'on écoute ce EP varié, inspiré et délicieusement sombre. On se laisse prendre dès l'intro de « L'as en moi (s'efface en toi) », tendue et également d'une grande qualité textuelle, puis sur l'entraînant « Ou est quand ? » aux guitares presque câlines puis qui s'emportent sur la fin du titre. « Sauf le démon » offre lui un mid-tempo de même qualité et on se rend compte que le trio se montre performant en toutes circonstances, quels que soient l'option musicale et le rythme adoptés.

Après le « Même endroit même temps » évoqué en ces lignes, la formation parisienne confirme la diversité de ce EP, et sa valeur, en nous gratifiant d'un morceau lent, qui monte doucement en intensité à la manière de certains groupes post-rock : « Mu cephel ».

EP prometteur donc, pour un trio qui laisse augurer d'un avenir radieux et plein de promesses dès lors qu'il se sera définitivement affranchi de ses influences. A l'heure où j'écris ces mots, OBJECT a d'ailleurs fini son prochain album et à l'écoute des titres de leur Myspace, il me semble d'ores et déjà possible de dire que l'objectif est en passe d'être atteint.

A suivre avec la plus grande attention, un gros espoir hexagonal. Rendez-vous donc en début d'année prochaine pour ce « A place to hide » qui risque fort, après cet excellent apéritif que constitue ce EP, de satisfaire les attentes et les appétits les plus exigeants.

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Object de la revanche.

www.indierockmag.com



"C'était l'année dernière que sortait l'impeccable premier album éponyme de She Wants Revenge, et il faut bien se rendre à l'évidence malgré le trompe-l'oeil organisé autour de la pochette, la bande d'irréductibles encore passionnée par cette musique née dans les eighties est toujours bel et bien à l'écoute. Certes, on pourrait parler de This Is Forever , second opus du groupe qui confirme tout le bien qu'on pense de Justin Warfield et "Adam 12" Bravin. Mais hélas ce n'est pas possible car la récente lobotomisation que j'ai dû subir et pratiquée par des indigènes membres du mag m'impose un quota de french, de fresh, et de compatible avec la loi du 30 septembre 1986 et ses dérivés imposés par le CSA.



Comment, indierockmag se serait-il fait épingler ? Non, simplement je l'affirme, les américains n'ont ni le monopole du bon goût, ni celui du talent ! Et ici en France, quand je tombe sur un groupe comme Object, inutile de me retenir plus longtemps pour en parler.


Vous rendez-vous compte, ce groupe formé autour de Stéphane Pigneul (basse, chant), Benoit Perraudeau (guitare) et Jean-Christian Levé (batterie) rivalise allègrement avec ses pairs Joy Division et She Wants Revenge inclus. Que le chant se fasse en français ou en anglais, les quotas imposés semblent prêts à voler en éclats, et on demande illico presto une rotation intensive sur toutes les radios rock de France et de Navarre. Un album A Place To Hide est prévu pour 2008, et à la lecture des chroniques autour de leur EP faites par nos confrères, si on leur propose une couverture, ce ne sera certainement pas pour se cacher."



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Chronique Longueur d'Ondes par Béatrice Corceiro

http://longueurdondes.com/articles/3382.htm

Cinq titres s'imbriquent dans une identité bien définie, où l'atmosphère s'enfonce sombre et oppressante, où la voix parle plus qu'elle ne chante. Le trio joue sur une froideur urgente, accentuée par les mots en français et des guitares noires et intenses. C'est une vague électrique, dense et mouvante, un pont intéressant jeté entre Joy Division et Diabologum.


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Chronique A decouvrir absolument. par Benoit Biehler

http://www.adecouvrirabsolument.com/object.htm

Avis à ceux qui ne se seraient pas remis de la mort de Ian Curtis. En seulement cinq titres et une poignée de minutes, trois audacieux parisiens traversent et revisitent, les oreilles expertes grandes ouvertes, sans nostalgie mais avec la volonté d'innover comme horizon, l'histoire de ce rock qui, au début des années 80, s'est pris un sérieux coup de froid dans les guitares. Prenez ainsi la musique des trop mésestimés I Love but I Love Choosen Darkness comme référence actuelle, accolez y des paroles toutes aussi concises, sérieuses et urgentes, mais en français s'il vous plait et vous obtiendrez Object, petit miracle de musique brumeuse, tendue et inspirée de ce début d'année. Object maintenant identifié dont aura du mal à se séparer.


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Chronique Froggy Delight par Mr Var

http://www.froggydelight.com/article-3995-O_B_J_E_C_T.html


Quel plaisir d'écouter O B J E C T , ce trio français fait revivre un son et une écriture sombre, qui rappelle les riches heures d'un rock tricolore où, justement, la couleur n'était pas de mise.

Les membres d'O B J E C T proposent un voyage dans les années rock de la new wave française, dont certains comme Marc Seberg et autres Marquis de Sade faisaient sonner leur langue aussi bien (sinon mieux) que la langue de Shakespeare.

Les textes justement, sont bons, évoquent des tunnels sans fin, un désespoir sans lumière au bout. La section rythmique est implacable, la basse martèle une mélodie accompagnée par une batterie spartiate. Le guitariste vient y ajouter une lumière mélodique pour mieux refermer leur univers. On y sent la rage et un froid glacial ...

Dés l'ouverture, "L'As en Toi" (S'Efface en Moi) marque ce penchant vers le côté obscur du rock, la voix n'est pas sans rappeler Daniel Darc, des intonations monocordes et des phrases courtes. La guitare est lancinante, toute en retenue, pour mieux souligner une explosion des sentiments. Elle est servie par une voix tranchante et claire comme un diamant.

"Sauf le Démon", un de mes titres préférés de ce EP, révèle une excellente mélodie au service des textes, dont les images sont une succession d'images qui déprimerait un yuppie à la sortie du palais Brongniart (Je suis le flic en manteau blanc m'a fait froid dans le dos, sans être un habitué du sus décrit palais).

"Même Endroit, Même Temps", nous rapproche d'une new wave faite de flanger entre Cure et Christian Death, ambiance froide et tempo proche de ces références, tout en gardant un côté plus "doux" et une sonorité approchant les bonnes recettes de la bande de Robert Smith, aux meilleures heures.

Enfin "Mu Cephei" vient clôturer cette auto-production en jouant sur les ambiances, certes toujours sombres, mais avec une personnalité tout à leur honneur.

Un EP prometteur pour cette formation parisienne récemment devenu trio. O B J E C T se produira le 11 Mai à La Scène avec Ikon, une occasion à ne pas rater de les voir en concert.


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Chronique Xsilence par X_Jpbowersock

http://www.xsilence.net/oeuvres.php?4750

Ici l'influence est clairement revendiquée: ces types-là ont bien décortiqué leurs albums de Joy Division, Cure et autres Bauhaus. Alors nous y voilà: ce 5 titres lorgne largement vers une cold-wave retravaillée et remise au goût du jour. Des amateurs ?
Mais il ne faut pas s'imaginer que le trio se contente de ressortir la même chose. Les ingrédients sont les mêmes (basse bien en avant soutenue par une batterie qui claque de façon métronomique tandis que la guitare impose un climat glacial et rempli d'une gravité presque étouffante) mais la texture est fort heureusement intéressante.
Ainsi, dès le premier morceau ("L'As En Toi (S'Efface En Moi)"), Object nous plonge au sein d'un climat pouvant rappeler les sphères tendues si chères à Ulan Bator par exemple, et au post-rock en général, sans pour autant que le groupe ne se risque à s'y aventurer. Oui, ce que semble affectionner tout particulièrement Object, ce sont ces ambiances à la fois noires, désespérées, tendues donc et glaciales. Soutenu par un son limpide et d'une clarté remarquable, ce maxi est une belle mise en bouche de la couleur de l'univers du trio parisien.
Et même si à mon sens, la voix du chanteur est la seule chose qui me dérange un peu - une voix trop monocorde à mon goût (un album sombre vous dis-je !) rappelant éventuellement parfois celle de We Insist! - force est de constater que Object s'engouffre avec un certain brio dans un brèche laissée béante par, au hasard, Interpol.
Un EP à confirmer... pour ceux qui, comme moi, n'ont pas découvert les précédents travaux du groupe.

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Chronique Premonition par Christophe Lorentz

http://www.premonition.fr/premod.php3?chroid=253005&vr=47&ta=5

Pour commencer, le toujours aussi enthousiasmant Object revient ici en trio après le départ de son deuxième guitariste. Sa musique y gagne en tension et en concision, offrant une version moderne, nerveuse et accrocheuse du post punk et de la cold wave. En partie débarrassé d'influences trop voyantes (Cure, Joy Division, Mogwai), le groupe fait mouche à chaque coup et délivre, sur cet impeccable EP éponyme, cinq titres entre feu (la voix ardente) et glace (la basse souterraine et les guitares acides). Et son superbe chant en français est l'une de ses forces.

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Chronique Liability par Fabien

http://www.liabilitywebzine.com/?ac=non&c..viewchr&id=2880

Quand on sait qu'Object reprend sur scène des groupes comme Interpol, Joy Division, Chameleons et que ses membres ont sûrement, un jour ou l'autre, écouté The Cure, ça donne une idée assez précise de ce à quoi peut bien ressembler la musique de ce trio qui sort ici un e.p cinq titres après un album paru en 2003.
Présenté parfois, ce qui est assez flatteur, comme l'Interpol français, Object joue la carte d'un post-punk héroïco-sombre aux guitares claires et au chant grave et habité. Sans aller jusqu'à les comparer à Interpol, et en cela je donne plutôt raison à Denis Zorgniotti de Magic Box, Object est sans doute plus proche de formations comme Marquis De Sade, Octobre Rouge ou Marc Seberg.
Object nous fait largement penser à ces groupes maudits qui avaient su élever le niveau d'un rock polaire alors quasiment absent dans l'Hexagone. Object en est sûurement l'un des plus dignes héritiers. Et il faut bien avouer que des groupes comme celui-ci ne sont pas vraiment légion dans nos contrées mais là n'est pas vraiment l'important. Cet e.p est, dans son genre, assez réussi. Aussi tranchant que ciselé, ce disque évite toutes les formes de grandiloquence et les effets théâtraux d'une cold-wave de bazar. Non, Object est très loin d'être un groupe scolaire qui retiendrait ses coups, histoire de ne pas dévier de la ligne. Le groupe, même si fortement marqué par des influences trop évidentes, est profondément honnête et croit dur comme fer à la qualité de sa performance sur ce court effort. Ils ont raison, cet e.p est taillé pour plaire, élaboré avec un soin du détail assez admirable et, surtout, est définitivement convaincant quant à sa valeur artistique. Il ne reste plus qu'à confirmer avec un album qu'on espère proche.

Fabien
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Chronique Fugues par Jerôme Olivier
http://www.foutraque.com/chronique_disque.php?id=2412
Combien de temps alors ? A ceux qui marchent en silence. A ceux qui prennent les armes, la détresse, les poussières. A ceux qui crèvent sous labsence. A ceux qui crachent contre l'oubli, contre le temps. A ceux qui prient jusqu'à laube. A ceux qui brûlent jusquau dernier. (souffle). Ici l'orage ne gronde que sur les ruines. Ici mille autres sont déjà tombés. Mais pas cette voix. Rage au ventre. Post punk. Voir cuir arraché. Contre les cieux. Contre les ombres. Contre le corps. Regarde les coups. Regarde les traces. Regarde cette vie tendue sous la menace de n'être plus encore. Scotché dans le vide. Remué par tous les bords. Comme chansons écorchées jusqu'à la mort. Ma foi, mon ambition, ma mémoire électrique. Paris-Aokigahara.
Jerome Olivier -Fugues

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Chronique Magix Box par Denis Zorgniotti

http://90plan.ovh.net/~lamagicb/Autoproductions.php32874

Object comme un titre de Cure sur three Imaginary Boys à une époque où le punk se muait dans une deuxième phase plus arty, plus technique ; une période où la déconstruction des codes musicaux et le nihilisme sous-jacent se recomposaient dans une nouvelle donne, une nouvelle énergie vitale, fusse-t-elle sombre et mortifère. Object comme pour objecter le fait que l'on peut chanter en Français et retranscrire cette fièvre froide. Marquis de Sade et ses rejetons – Octobre rouge et Marc Seberg – l'avaient prouvé à l'époque. Versari et Object le prouvent aujourd'hui, utilisant la langue pour donner un supplément de poésie et de lyrisme à cet univers peint en noir et noir. Le groupe a joué avec Jad Wio sans pour autant tomber dans la même caricature néo-glam-gothic.
Le groupe garde une attitude faite de détachement et d'imprégnation. Entre titre abrasif balancé sur une basse agressivement mise en avant (Même endroit, même temps) et lente variation à l'atmosphère chargée (Mu Cephei), le groupe assume son amour pour le post-punk de Joy Division, le gothic de Xmal Deutschland ou Sisters of Mercy, la cold wave tendue de Pornography. On s'y croirait. On regrette certains moments du passé. On s'aperçoit qu'il ne s'agit pas de nostalgie à la con mais juste d'une bonne musique appréciable en 2007. Bel Object.

Denis ZORGNIOTTI

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Chronique Aticca par Perrine Vallet

http://atticawebzine.blogspot.com/2007/03/chronique-object-ep-l-interpol-que-la.html

L' Interpol que la France attendait.

Exit le quintet rock du début de années 2000. Object évolue désormais en trio, et affiche clairement ses ambitions : voix à la Ian Curtis, atmosphère sombre et glaciale, mise en avant très marquée de la ligne de basse, batterie puissante, guitare quelque peu effacée mais efficace.. Le groupe communique une fougue et une force dignes des plus grands. Normal, me direz-vous, pour des musiciens de la vague post punk/cold wave. Pourtant, nombreux se souviennent du piètre tour de chant d'Interpol en 2004, et de l'insupportable léthargie des new yorkais, certes épuisés par une tournée interminable. Sobrement intitulé Object EP, l'album d'Object, sorti en France début février, fait déjà l'effet d'une véritable bombe musicale.
Ce cinq titres autoproduit présente en effet de petits bijoux très aboutis, reflet de la maturité musicale du trio emmené par Stéphane Pigneul. Des notes de guitare entêtantes égrenées sur Où est quand, à la puissance sourde et maléfique de Sauf le démon, en passant par le lent étirement du temps qui finit dans un crépitement apocalyptique sur le mystérieux Mu cephei, rien ne vient ternir la maîtrise et le professionnalisme des trois Parisiens. Et que dire de la rythmique imperturbable de la batterie sur L'as en toi (s'efface en moi), servie par une voix froide et sans faille, ou encore des enchaînements diaboliques de Même endroit même temps ? L'alternance de rythmes légers et de déchaînement de décibels, combinés à des textes énergiques, ajoute encore au souffle démoniaque de l'album.
Une première impression confirmée par l'excellente performance scénique du groupe, notamment le 1er mars, au Glaz'art. Sombrement vêtus, Stéphane, Poupe et Benoît commencent par un languissant Embrasse-moi, balayé par les lumières rouges et bleues de la scène, avant de poursuivre sur le très attendu Où est quand, acclamé comme il se doit par une petite foule de connaisseurs déjà conquis. Suivent ensuite les autres extraits du EP, ainsi que deux autres morceaux, Est-ce ainsi et Aube, tous offerts avec la même hargne. Une set list impeccable bien qu'un peu courte aux dires de certains. Que ceux-la se rassurent. Le groupe poursuit sa tournée en France et en Belgique, et s'apprête déjà à conquérir le marché espagnol. Interpol n'a qu'à bien se tenir.

Perrine Vallet
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Chronique Obskure.com par Black Tom

http://www.obskure.com/fr/kro_model.php?n_kro=4685

Motivé sans doute par le revival post-punk, ou simplement peut-être par le contexte du moment, on ne peut plus instable et incertain, on ne compte plus le nombre de formations coldwave qui ressurgissent du passé, et ce pour notre plus grand plaisir. Cependant, le retour de certaines légendes comme Clair Obscur ou Guerre Froide ne doit pas faire oublier qu'il existe d'autres formations, jeunes et pleines de talent. C'est le cas d'Object.
Après un premier album sorti en 2003, plus rock mais déjà froid et écorché, la formation décide de tirer un trait sur le passé et revient à présent avec un EP 5 titres excessivement prometteur. Cette fois c'est plus de coldwave qu'il s'agit, mais d'une coldwave relativement personnelle, oscillant vers le post-punk ou même le post-rock, et doublée d'un sens mélodique à tout épreuve. On se situe quelque part entre The Chameleons et Mono avec une pointe de Joy Division et sur lequel plane l'ombre de la coldwave française.
'L'as en toi (s'efface en moi)' ouvre l'album de manière on ne peut plus glaciale, avec sa guitare suraigue et sa basse saccadée, le chant de Stéphane lyrique et froid, jamais pris en défaut. 'Où est quand ?' quant à lui offre une approche plus à la Chameleons mais bien plus glaciale. 'Sauf le démon' suit de la même façon tout en proposant un son plus épuré et torturé de saturations. 'Même endroit, même temps' lorgne vers le post punk avec une rythmique d'abord tribale et obsédante qui vire peu à peu punk, une basse vrombissante qui vous vrille les neurones, puis le morceau s'accélère, montée en pression glaciale et écorchée, on touche la perfection. 'Mu Cephei' est plus expérimental, très post rock il rappelle fortement Mono, mais les incursions de la basse pesante et des vocaux désespérés qui percent difficilement lui confère une atmosphère oppressante et dépressive qui n'a rien de commun avec ce que font habituellement les japonais.

Black Tom pour Obskure.com

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Chronique concert par Sébastien Jacobs

L'OBJECT de nos désirs

L'air immobile et lourd d'une terrasse estivale, interdiction de stationner "Jour et nuit", le jour et la nuit... Les sourires vagues qui trinquent dans les yeux, tout le monde se prépare, tout petit, très intime, tout le monde s'affaire à boucles rondes.
L'espace est au profond, en bas des escaliers, le public, trié sur le volet, installé sur des moelleux en face d'un grand miroir, face à la prestation - prestidigitation.
Quatre silhouettes sous les projecteurs, quatre corbeaux noirs. C'est évident, plutôt classique, presque habituel. Le concert commence, les gens s'affaissent, se calent entre coussins, toujours plus loin dans la sensation. L'édifice gronde jubilatoire, çà gueule, çà crie dans les instruments. Les guitares se sourient, la basse souffle la peau de la batterie.
Les textes sont concis, les rimes faciles - mais tout est dans la hauteur, dans le prestige et l'audace d'en dire plus que les mots, d'en vibre plus qu'une simple note. Nappes mélodiques, nappes phréatiques. La playlist comme un livre, chapitre après chapitre, goutte après goutte, se dilue dans l'air du sang. Les références, les clins d'oeil sont froids, glacés mais subjugués. De la hauteur, encore et surtout, de la saveur sous l'apparence. Gratter cordes sous la moiteur, mouiller sa chemise n'a jamais connu pareil éclat, les bras croisés, la bouche dressée vers l'écho.
Reprise du Figurehead des Cure en hommage à Syd Barrett, rien n'est sale tout est propre, propre à vivre, propre à surprendre et contenir. Enchaînement sur le Mal Aimant, atomes tic-tac, rebonds tic-toc, les poils se hérissent, les bras s'agglutinent, les mains collent au micro. Il y a quelque chose [ici] - nous sommes là-bas - de palpable dans l'absence. La muse dans nos coeurs, l'étonnement entre nos doigts. La part d'ombre du magnétisme, l'autre côté d'une rencontre. Fracassante, éparpillée, mille morceaux. Une pensée qui se cogne contre les murs, danse à l'arrière-plan. Le rythme hésite, c'est délicat, timide, la voix se heurte à la peau tendue du batteur qui manque de s'y perdre, de peu, de peu, de tout. Mais l'émotion prend le dessus, dicte l'émoi.
Le set est long mais bien géré, tantôt grosses plombes, tantôt d'éclats courts, intenses. Au croisement des genres les révérences abondent, du charisme à la posture, de l'intention à la reprise. Rien n'est vulgaire, tout est pour plaire. Et ça marche, et ça coule le long du dos, ça roule en bas du front. Sursaut, impulsion. "Combien de temps..."
Un signe à l'extrêmité de notre attention, personne n'y prend vraiment garde, tout le monde inspire une dernière fois à fond. Et lorsque tout s'achève, lorsque le monde finit de tourner, les regards applaudissent, les mains s'enjoignent et remercient une dernière fois ce tour de ronde, "simple mais efficace", électro-magnétique. Si bien qu'on ne sait plus qui salue qui. C'était un bonheur partagé, une exposition lunaire. Le début d'une longue déroute à travers les méandres de la musique. Tactile. Résurrection.
(OBJECT au Palais Bar le mercredi 12 juillet 2006)
Sébastien Jacobs-Fugues
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Transmission magazine :: Germany
http://www.transmission-magazin.net/


Sehr düster erklingen die Pariser. Die auf dieser EP fünf Lieder, in der Tradition französischer Cold Wave Gruppen aufgenommen haben. Bass, Gitarre, sehr verhallt, Schlagzeug stark eingeschränkt und Gesang in der Sprache der Heimat, mal fast flüsternd, dann wieder aggressiv aufschreiend. Die Stücke sind teils langsam, getragen von Tom dominiertem Schlagzeug „L'as en toi (s'efface en moi)", teils schnell „ou est quand?" oder das sehr durch den drahtigen Bass lebende „Meme endroit, meme temps". Mir fehlt bei den Songs, ein greifbares Refrain Thema oder ein Höhepunkt. Alle Songs sind sehr minimal gehalten und in ihren Entwicklungen stark eingeschränkt. Angenehm ist der Gesang vor allem bezogen auf Klang und Sprache. Einfach selbst mal reinhören.
Max Bringmann

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Chronique POL by Bat-cave.pl de Wydanie W--asne

http://bat-cave.pl/readarticle.php?article_id=121

Object to trzech panów - Benoit Perraudeau, Jean-Christian Levé i Stéphane Pigneul, którzy graj-- --wie--y, --wietnie brzmi--cy, melodyjny i hipnotyzuj--cy cold wave po francusku. Inspiracje te, co zawsze - Joy Division, Virago, Bauhaus, PIL, Blonde Redhead, The Young Gods, Gang Of Four. Trzeba jednak przyzna--, --e wychodzi z tego wybuchowa mieszanka, która porywa i --apie za serce wci---- --ywych fanów gatunku, który uznano za martwy.

Pierwszy raz dali si-- pozna-- --wiatu w 2003 roku za spraw-- wydanej w--asnym sumptem p--yty "Voices", która wci---- jest osi--galna. Za kilka dni powinna ukaza-- si-- kolejna epka wi--c za jednym razem mo--na za--apa-- si-- na ca--y dorobek zespo--u. Wystarczy zajrze-- na ich profil na myspace.

Epka "Object" przynosi pi---- numerów. --wietne partie gitary, tradycyjny bas, oszcz--dny wokal. Troch-- melodeklamacji, zgrzytów i jazgotu, du--o d--wi--kowej przestrzeni. Kompozycje s-- stylowe i rozbudowane, s--ucha si-- ich z wielk--, zimn-- przyjemno--ci--. Ten kr----ek jest jak dobra ksi----ka. Ma wprowadzenie "L'as En Toi (S'efface En Moi)", punkt kulminacyjny „Sauf le Demon" i zako--czenie „Mu Cephei". Ponad tym unosi si-- dziwny, bardzo plastyczny (to chyba wp--yw Michaela Giry) cho-- trudny do zdefiniowania ci----ar czy wr--cz metafizyczny klimat. Wreszcie trzeba wspomnie-- o j--zyku, którym pos--uguje si-- Stéphane Pigneul. Francuski okazuje si-- wprost idealny dla zimnej fali.

Reasumuj--c, polecam Object i czekam na ich nast--pne nagrania. Mam nadziej--, --e w dobie globalnej wioski nie b--dzie tak jak z wieloma falowcami znad Sekwany z lat 80-tych (Lucie Cries, Leitmotiv, Asylum Party, Baroque Bordello, Opera De Nuit, Clair Obscur, Exces Nocturne, Norma Loy, Pavillon 7B, Tanit), którzy szerszej (znaczy nie tylko lokalnej) publiczno--ci s-- znani tylko dzi--ki www.french-new-wave.com.

Mo--e kto-- ich zaprosi na koncert do Polski?

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Chronique ITY erbadellastrega.it di Mr Moonlight

http://www.erbadellastrega.it/sommario/gothnews.html

C'è poco da fare, nonostante la vitalità della nostra scena - da sempre sedotta più dai Cure e dai Joy Division che non da altre band storiche - rimane sempre e comunque la Francia la patria di riferimento delle sonorità post-punk.
Alla sfilza quasi infinita di eccelse band provenienti d'Oltralpe aggiungo ora anche gli OBJECT che, balzati recentemente alle cronache per aver aperto il concerto parigino degli Ikon, hanno pubblicato il loro nuovo Ep omonimo.
Altamente consigliato, null'altro da aggiungere.


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Chronique GB by Inabsencia Dj

http://www.myspace.com/inabsencia


Now I dont know too much about their history.Where and how they started. However after a first album released in 2003, more rockish but already with traces of the cold and the skinned,they have decided to erase the past.
Presenting us with 5 tracks that are promising and certainly delivers. This is more about coldwave flirting with post-punk. A great sense of melody. Swirling somewhere between The Chameleons and Mono with a touch of Joy Division and draped in the shadow of French coldwave.
L'as En Toi (S'efface En Moi) starts with drums and the voice speaking. Soon enough the bass guitar jumps into the mix with the voice continueing it 's journey, crescendoing in the chorus where the voice and the guitars explode onto your ears.
Ou Est Quand ? Starts of more melodic with guitars and drums soon joined by the bass. The voice this time sings.Taking us on a musical road we can identify with.This is a lovely track.
Sauf Le Démon is absolutely fantastic and I really like this track!Great mix of instruments. Wonderful melody creating a sense of anticipation and edginess.
I can not find a single track on here that is not good! These guys are definately one to watch out for.Playing along side legends like Jad Wio can we expect anything less!
A great solid album from a very talented band!
Highly Recommended


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Chronique Esp Batcult par Korngan

http://www.batcult.com/modules.php?name=News&file=article&sid=1257&mode=thread&order=0&thold=0Curioseando

Curioseando por Internet un día cualquiera topé con una de esas bandas francesas que tanto estan proliferando últimamente para nuestro regocijo: Object.

El grupo francés de reciente formación ha sacado un Ep de cinco temas auto producidos y bastante interesante como debut y que a más de uno de los amantes de la nueva post-punk le gustará por los desmarques que tiene en el un tanto sobresaturado estilo.l'as en toi nos hace rápidamente ver hacia donde van a ir los tiros, bases rítmicas muy marcadas y un importante crecimiento y ensalzamiento de la música con comienzos lentos que progresivamente llevan al punto culmen del tema, ...que sorprende como termina muy de golpe; siendo un tanto seco.
El segundo corte es de los que más me han gustado… aires melancólicos que me recordaron en un primer instante a los franceses Varsovie: Ou est quand? Es un tema lineal con unas curradisimas líneas de bajo y unas melodías vocales que también recuerdan a otros grupos franceses de la Cold Wave y porque no decirlo un aire a Joy Division (salvando las diferencias pero sin poder negar las claras influencias de los británicos en ellos). Sin embargo el tercer y cuarto corte se presentan como temas más agresivos con guitarras mucho más acentuadas e imprimiendo mucho más ritmo a los temas que como conclusión saco que tendrían que ser un poco más largos ya que quedan un poco incompletos y te quedas con ganas de más.
Tengo que hacer una importante mención a Même endroit, même temps que coquetea muchísimo con las guitarras tipo Cure, aunque confluyen variadas influencias ya que a muchos otros los Chameleons les vendrán al instante a la cabeza.
Un Ep dinamico y bastante redonfo salvo en su ultima pista Mu Cephei de unos largos y pesados 6 minutos que se apartan un poco de la onda de los otros cuatro…

Componentes :Benoit Perraudeau: Guitarra Poup:Batería Stéphane Pigneul : Voz y Bajo
Korngan

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Chronique Blg Octopus par Fabrice Vanoverberg

http://www.octopus-enligne.com/template.php?css=sommaire&page=oursinse

En cette ardente année électorale, il est de bon ton d'afficher des convictions. Celles du trio parisien Object crèvent les yeux, de la cold wave de Joy Division à la morgue classieuse de Taxi Girl en passant par le rock glacé d'Interpol et le gothique éclairé de The Cure. Encensé de toutes parts, le combo de Stéphane Pigneul trouvera cependant en nos pages une oreille moins attentive à son approche eighties bien trop straight. Pour tout dire, sa manière de souligner à doubles traits des lignes de basse en droite ligne du groupe de Ian Curtis est horripilante. Alors que tant d'autres (Colder, My Sister Klaus, Poni Hoax) aspirent des influences pour partie semblables pour mieux se réapproprier leur oxygène, Pigneul et ses comparses ressassent lourdement des ingrédients par trop rebattus. Une exception toutefois, la noirceur très groovy de"Même Endroit, Même Temps", hymne post new wave à la faconde décomplexée qui nous poussera à ne pas condamner définitivement leur projet. Que les moins de trente ans risquent même d'apprécier très fort.